ELLE et Moi


Le 08/10/2009 à 00h00



Le 08/10/2009 à 13h13
Nous ne savons pas où nous mène cette voie, mais c'est la seule.
M.D


le 30/09/2009 à 13h06

Brisant la structure narrative habituelle, Hiroshima mon amour, adopte le temps de la mémoire affective et nous entraîne dans un territoire brûlé : celui où l'amour est un crime et la connaissance de soi-même impossible.

Le spectateur doit recomposer le puzzle de la mémoire et il est lui-même renvoyé à sa propre histoire. Le thème de l'exil intérieur des personnages, à jamais séparés même dans l'acte d'amour, soude les séquences entre elles.

le 30/09/2009 à 13h02
Duras, à propos du l'acteur japonais : "Il ne faut pas, surtout pas, que sa séduction soit d'ordre exotique. Mais que cette séduction soit immédiatement reconnaissable par tout le monde, comme étant celle des hommes qui sont arrivés à leur maturité."

Et à propos d'ELLE : Juste avant la fin de la guerre, l'héroïne a aimé ce jeune soldat allemand. Aimé malgré elle, dans la honte et le dégoût. Aimé dans les bois, dans les granges, dans les ruines, dans les chambres."Nous nous sommes embrassés derrière les remparts. La mort dans l'âme, certes, mais dans un irrépressible bonheur, j'ai embrassé mon ennemi." Peur, plaisir et attente de la mort indissolublement mêlés. "A Nevers, écrit Duras, la seule aventure est celle de l'attente de la mort." Masochisme et honte deviennent la seule voir pour la jouissance.

le 30/09/2009 à 12h51
Resnais et Duras se mettent d'accord tout de suite pour ne pas faire un documentaire. Le thème de l'apocalypse nucléaire ne serait pas au premier plan. L'idée commune de départ était : depuis que l'horreur provoquée par cette bombe a eu lieu, notre vie est-elle changée pour autant?



le 30/09/2009 à 12h49
Sans aller au Japon, sans se documenter, sans travail particulier, M.Duras disait qu'il y a des moments dans la vie où pour créer il faut être dans le non travail. Pour Hiroshima, ce fut immédiat.

Le 25/09/2009 - Vernissage exposition "Les vêtements de Hiroshima"

  



le 23/09/2009 à 00h20
"Vous êtes restée dans l'état de communisme jusqu'au bout de votre vie.
Cette illusion nécessaire, croire qu'enfin, un jour, demain, today, les hommes entre eux se traiteront comme il convient, comme de vraies personnes. Comme des frères qui s'aiment. Un jour on est débarrassé de l'argent, du piétinement de l'un par l'autre, de la loi du plus fort, un jour oui ce sera fini, plus de mépris. Vous ne pouvez pas vous résoudre à laisser ainsi le monde, ce monde raté depuis le début comme vous dites."
Y.Andréa de M.Duras

le 23/09/2009 à 00h13
"Un jeune étudiant japonais qui parle très bien le français m'a dit cet après-midi, dans un jardin, le mot ciel et le mot vide sont équivalents en japonais. C'est le même mot. Et c'est magnifique.. Voilà."
Y. Andréa









le 23/09/2009 à 23h37

"L'écriture courante que je cherchais depuis si longtemps je l'ai atteinte, là, maintenant, j'en suis sûre... écriture presque discrète, qui court, qui est plus pressée d'attraper les choses, que de les dire.
Mais je parle de la crête des mots, une écriture qui courrait sur la crête des mots, pour aller vite, pour ne pas perdre...
Marguerite Duras à propos de L'Amant.


le 19/09/2009 à 01h03

"Quand elle parle, elle semble inventer le mot, et moi j'entends le mot pour la première fois, comme si il n'avait jamais été dit avant. Jamais.Et ce sont des mots simples, des mots usés, des mots de tous les jours, des histoires racontées de quatre sous, la petite fille de Nevers à Hiroshima.
Comme s'il fallait cette banalité pour accéder à la grâce du mot, de la phrase, de la lecure." Yann Andréa de M. Duras

le 19/09/2009 à 00h58

"Sa voix. La façon de dire entièrement les mots, la façon d'aller chercher le mot, de trouver le mot juste, le mot vrai, de laisser le mot arriver jusqu'à la bouche en passant par le silence de la pensée."
Y. Andréa de M. Duras




le 19/09/2009 à 00h55

 

Tu ne sais plus qui tu es, qui tu as été, tu sais que tu as joué, tu ne sais plus ce que tu as joué, ce que tu joues, tu joues, tu sais que tu dois jouer, tu ne sais plus quoi, tu joues. Ni quels sont tes rôles, ni quels sont tes enfants vivants ou morts. Ni quels sont les lieux, les scènes, les capitales, les continents où tu as crié la passion des amants. Sauf que la salle a payé et qu'on lui doit le spectacle. Tu es la comédienne de théâtre, la splendeur de l'âge du monde, son accomplissement, l'immensité de sa dernière délivrance.
Marguerite Duras.

le 10/09/2009 à 10h13
Elle, par M. Duras : "L'amour la jette dans le désordre de l'âme. Elle est davantage que les autres femmes "amoureuse de l'amour même".
Elle sait qu'on ne meure pas d'aimer. Et que du moment qu'on est pas mort d'aimer, on se meure ensuite de vivre.
Se livrer corps et âme...c'est ça.



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